Le 11 juillet 2026, des informations provenant de la province du Maniema, en République démocratique du Congo, ont confirmé que cinq villages du secteur de Babuyu, situé dans le territoire de Kabambare, se sont retrouvés complètement vides. Cette désertification est le résultat direct d’affrontements violents entre deux factions du mouvement Wazalendo, qui se sont intensifiés depuis le début de la semaine précédente.
Les combats ont eu lieu le long de la frontière qui sépare la province du Maniema du territoire de Fizi, dans la région du Sud‑Kivu. Cette zone frontalière, déjà sensible en raison de la proximité de plusieurs groupes armés, a vu se cristalliser une escalade de la violence entre les deux factions, entraînant le déplacement forcé des populations locales.
Selon les témoignages recueillis, les habitants des villages concernés ont choisi, voire été contraints, de quitter leurs habitations pour échapper aux tirs croisés et aux actes de pillage qui accompagnaient les affrontements. L’absence de toute présence civile a été constatée dès les premiers jours de la semaine, les maisons demeurant inoccupées et les rues désertes.
Le secteur de Babuyu, qui fait partie du territoire administratif de Kabambare, était auparavant composé de petites communautés agricoles vivant principalement de la culture vivrière et de l’élevage. La fuite soudaine de leurs résidents a laissé derrière elle des champs non cultivés et des animaux en liberté, accentuant le risque de famine et de perte de moyens de subsistance pour les personnes déplacées.
Les autorités locales, bien que limitées dans leurs moyens, ont tenté de sécuriser la zone en déployant des forces de police provinciales. Cependant, la nature mobile des groupes Wazalendo et la densité de la végétation forestière ont rendu les opérations de sécurisation difficiles, prolongeant ainsi la période d’insécurité pour les populations environnantes.
Les organisations humanitaires présentes dans la région ont exprimé leur inquiétude face à la situation. Elles ont souligné le besoin urgent d’assistance d’urgence pour les familles évacuées, notamment en matière d’abris temporaires, d’alimentation et de soins médicaux. Aucun chiffre précis n’a encore été publié concernant le nombre total de déplacés, mais les rapports indiquent que chaque village concerné comptait plusieurs dizaines de foyers.
Ce phénomène de désertification soulève des questions plus larges sur la stabilité de la zone frontalière entre le Maniema et le Sud‑Kivu. Les tensions entre les factions Wazalendo, qui se sont intensifiées depuis le début de la semaine, illustrent la fragilité du climat sécuritaire dans cette partie du pays, où les conflits ethniques et politiques se superposent souvent aux luttes pour le contrôle des ressources locales.
En attendant une résolution durable, les autorités provinciales ont appelé à la retenue et à la négociation entre les parties en conflit. Elles ont également sollicité le soutien du gouvernement central et de la communauté internationale pour renforcer la présence sécuritaire et mettre en place des mécanismes de dialogue afin de prévenir de nouveaux déplacements forcés.
Le vide laissé par les habitants dans ces cinq villages constitue aujourd’hui un indicateur visible de la gravité de la situation. Les images diffusées par les médias locaux montrent des maisons abandonnées, des écoles vides et des marchés désertés, rappelant l’impact humain direct des affrontements armés sur les communautés rurales du Maniema.
Alors que les combats se poursuivent à la frontière entre le Maniema et le territoire de Fizi, la communauté internationale suit de près l’évolution de la crise. Les organisations de défense des droits humains et les agences de l’ONU ont appelé à une enquête approfondie afin de documenter les violations potentielles du droit international humanitaire et de garantir la protection des civils.
En résumé, l’événement du 11 juillet 2026 révèle comment des affrontements inter‑factionnels peuvent rapidement transformer des villages habituellement paisibles en zones de désolation, forçant les populations à fuir et créant un besoin urgent d’assistance humanitaire et de solutions politiques durables.