Le 4 juillet 2026, des sources locales ont signalé que le trafic fluvial sur la rivière Lomami, dans la province du même nom, était totalement à l’arrêt depuis environ un mois. La panne du bac Makole, qui assurait la liaison principale entre les villes de Kabinda et Lubao, a contraint les usagers à recourir exclusivement à des pirogues artisanales.

Cette situation expose les passagers ainsi que les cargaisons à des dangers accrus. En l’absence du bac, les traversées se font sur des embarcations plus petites, moins équipées pour faire face aux conditions parfois imprévisibles du fleuve. Les habitants, habitués à la régularité du service de transport, se retrouvent désormais à devoir planifier leurs déplacements avec une marge de sécurité plus importante.

Le bac Makole, qui était le principal moyen de transport de marchandises et de personnes entre les deux localités, est en panne depuis plusieurs semaines. Aucun communiqué officiel n’a été publié quant à la date de remise en service, ce qui laisse la population dans l’incertitude. Les commerçants, notamment ceux qui transportent des produits agricoles, subissent des retards et des pertes potentielles du fait de l’allongement des temps de trajet.

En parallèle, le 12 mars 2026, le bac Kasansa a été remis en service sur la rivière Kalelu, reliant les provinces du Kasaï-Oriental et de Lomami. Cette réouverture, illustrée par une photographie de Claude Ngoba, montre un exemple de rétablissement du transport fluvial dans la région, mais ne résout pas le problème spécifique de la traversée entre Kabinda et Lubao.

Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de plan d’intervention pour réparer le bac Makole. Les résidents, quant à eux, continuent d’utiliser les pirogues, malgré les risques de chavirement ou d’embourbement, surtout pendant la saison des pluies où le niveau d’eau peut fluctuer rapidement.

Les témoignages recueillis auprès des usagers indiquent que le nombre de traversées quotidiennes a fortement diminué. Certains préfèrent reporter leurs déplacements ou chercher des alternatives routières, bien que les routes de la région soient souvent en mauvais état et peu praticables.

Cette interruption du trafic fluvial met en lumière la dépendance de nombreuses communautés rurales aux services de transport sur les rivières. Sans un moyen de traverser rapidement et en sécurité, les activités économiques et sociales sont ralenties, ce qui peut avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement locale.

Les habitants espèrent une réparation rapide du bac Makole afin de rétablir un service fiable. En attendant, ils continuent de naviguer à bord de pirogues artisanales, conscients des risques mais contraints par l’absence d’alternative viable.