Dans le contexte tendu qui entoure le projet de loi référendaire en République démocratique du Congo, une invitation au dialogue a été lancée le 8 juillet 2026. L’objectif affiché était d’engager des discussions avec les opposants au régime de Félix Tshisekedi, alors que la marche prévue le même jour avait été reportée.

Pour favoriser le dialogue, les dirigeants du groupe C64 ont décidé de repousser leur mobilisation au 22 juillet 2026. Ils se sont rendus à Bujumbura, où ils ont rencontré le président burundais Évariste Ndayishimiye, déjà présent dans la capitale burundaise.

Dans le camp de Joseph Kabila, l’accueil de cette initiative a été très froid. Les partisans de l’ancien président ont exprimé leurs doutes quant à la sincérité du processus. Selon eux, le médiateur désigné serait partial, le dispositif mal structuré, et la démarche viserait à contourner les véritables acteurs de la crise politique.

Le texte source souligne que, pour les pro‑Kabila, l’opération apparaît davantage comme une manœuvre politique que comme un véritable effort de paix. Aucun représentant du camp n’a fourni de commentaire officiel au moment de la rédaction.

Cette situation s’inscrit dans une période où le gouvernement de Félix Tshisekedi fait face à une opposition de plus en plus organisée, notamment autour du référendum prévu. Le report de la marche du 8 juillet à une date ultérieure, le 22 juillet, reflète la complexité des négociations en cours et la volonté de certaines forces politiques de gagner du temps pour réévaluer leurs stratégies.

Le rôle du président burundais, Évariste Ndayishimiye, dans ces pourparlers reste à préciser. Sa présence à Bujumbura indique toutefois un intérêt pour les dynamiques régionales et une possible volonté de jouer un rôle de facilitateur, même si le camp Kabila reste méfiant à l’égard de toute médiation perçue comme biaisée.

En résumé, l’invitation au dialogue, bien que présentée comme un pas vers la désescalade, a été accueillie avec suspicion par le camp de Joseph Kabila, qui la considère comme une tentative de manipulation politique plutôt que comme un véritable effort de réconciliation.