Le 11 juillet 2026, la République démocratique du Congo a publié une mesure visant à limiter la hausse des loyers à un taux de 5 %. Cette décision a été présentée comme étant fondée sur le principe de l'amortissement comptable, une notion habituellement appliquée dans le calcul de la dépréciation des actifs.
Venance Mboyo, cité comme l’interlocuteur de cette annonce, a expliqué que l’objectif était d’aligner les augmentations de loyers sur la perte de valeur des biens immobiliers au fil du temps. En d’autres termes, le plafond de 5 % serait censé refléter la décote comptable que subit un bien immobilier chaque année.
Le plafonnement s’inscrit dans un contexte où le coût du logement constitue un sujet de préoccupation pour de nombreux locataires congolais. En limitant les augmentations à 5 %, les autorités visent à offrir une certaine prévisibilité aux locataires tout en respectant les exigences comptables qui régissent la valorisation des actifs.
Le recours à l’amortissement comptable comme justification repose sur le fait que, selon les normes comptables, chaque bien immobilier subit une perte de valeur annuelle. Cette perte, appelée « amortissement », est généralement calculée en fonction de la durée d’utilisation estimée du bien et de son coût d’acquisition. En appliquant ce principe au secteur locatif, les décideurs souhaitent que les loyers n’excèdent pas la perte de valeur comptable, afin d’éviter une hausse qui dépasserait le rythme de dépréciation du bien.
Cette approche, bien que technique, soulève des questions quant à son application pratique. En effet, le calcul de l’amortissement dépend de nombreux paramètres – valeur d’achat, durée d’usage, conditions d’entretien – qui varient d’un bien à l’autre. Ainsi, le taux unique de 5 % pourrait ne pas refléter la réalité économique de chaque propriétaire.
Par ailleurs, la mesure a été publiée sur le site d’Actualité.cd, accompagnée d’une illustration représentant le thème du logement. L’article, rédigé le 11 juillet 2026 à 21 h 34, porte le titre « RDC : Le plafonnement des loyers à 5 %, justifié par l'amortissement comptable (Venance Mboyo) ». Les auteurs mentionnés sont David, Nella et Kyria.
En l’absence d’autres précisions officielles, il n’est pas encore clair comment le dispositif sera mis en œuvre, quels seront les critères de calcul exacts et quelles sanctions seront prévues en cas de non‑respect du plafond. Le texte de la mesure n’a pas été rendu public dans le cadre de la source consultée.
Cette annonce intervient alors que le débat sur le logement abordable continue de gagner en visibilité dans plusieurs pays africains. Le recours à un argument comptable pour justifier un plafonnement des loyers constitue une approche peu courante, qui pourra être suivie de près par les observateurs du secteur immobilier.
Pour le moment, les locataires et les propriétaires attendent des précisions supplémentaires afin de comprendre les implications concrètes de ce plafonnement de 5 %.