RDC : Luanda dit NON et Kinshasa propose l'impossible
Joao Lorenzo a boudé des recettes et propositions sur la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cela ne demande plus des preuves. L’Angola étant humilié par les dirigeants congolais, n’en veut plus.
Jusqu’au 23 Juin, les tenants du pouvoir en RDC pensent encore fléchir le Président Angolais. Ce dernier insiste sur un dialogue inclusif mais Kinshasa ne veut pas de Joseph Kabila Kabange et les opposants armés. Fatshi béton qui ne peut rencontrer Nangaa, Kagame… qu’au ciel attend toujours ce rendez-vous.
Le président Félix Tshisekedi a transmis mi-mai à Luanda une contre-proposition au dialogue inclusif porté par l’Angola, rapporte Jeune Afrique.
Kinshasa propose d’organiser des «États généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie»réunissant 500 participants, sans l’ex-président Joseph Kabila ni les groupes armés, dont l’AFC/M23.
Le processus serait «entièrement sous l’égide congolaise», avec Tshisekedi comme «premier convocateur et destinataire des conclusions»,
selon le texte cité par Jeune Afrique.
Le document évoque un possible «changement ou adaptation de la Constitution» et l’avènement d’une «quatrième République», Tshisekedi restant au pouvoir jusqu’à l’élection d’un nouveau président.
Toujours selon Jeune Afrique, Luanda a refusé d’accompagner ce processus, qui exclurait l’AFC/M23 et Joseph Kabila et pourrait déboucher sur une révision constitutionnelle «susceptible de provoquer de fortes tensions politiques».
Et après ?