RDC : La BAD et ses partenaires procèdent à la revue à mi-parcours du Document de stratégie pays 2023-2028
La Banque africaine de développement (BAD) et ses partenaires ont procédé, lundi 22 juin 2028 au Salon Congo de Pullman Hôtel, à la revue à mi-parcours du Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028. Cette cérémonie grandiose a connu la participation du Directeur général adjoint de la BAD en Afrique centrale, M, Cherif Mohamed, et du Directeur de cabinet du ministre des finances, Alain Malata Kafunda.
Dans son allocution, le DGA de la BAD Afrique centrale a témoigné sa gratitude et sa reconnaissance envers les participants et les partenaires. Il a également saisi cette occasion pour rappeler le rôle du DSP, lequel a répondu positivement aux exigences élevées d’accélération de la transformation structurelle de l’économie congolaise.
‹‹ Nous nous réunissons aujourd’hui à un moment charnière, celui de la revue à mi-parcours du Document de stratégie pays 2023-2028 approuvé par notre conseil d’administration en janvier 2024, qui est un levier d’orientation stratégique pour maximiser l’impact de nos interventions sur la période 2026-2028 », a-t-il circonscrit.
Avant d’ajouter que « depuis son approbation, le DSP s’inscrit dans une ambition forte alignée sur le PNme autour de la transformation agricole et du développement des infrastructures et du capital humain pour impulser et soutenir le processus d’industrialisation de la RDC ». Aujourd’hui, a-t-il renchéri par ailleurs, l’enjeu n’est plus uniquement d’exécuter, mais de répondre davantage à l’exigence très élevée d’accélérer la transformation structurelle de l’économie congolaise dans un contexte marqué par des fragilités persistantes, mais aussi des opportunités majeures ››.
Trois messages stratégiques du DGA
D’autre part, M. Cherif Mohamed a dévoilé trois messages stratégiques conducteurs de cette revue. Le premier est de renforcer la performance et la résilience des opérations d’investissement et de conseil. Il est impératif d’identifier clairement les contraintes d’exécution, qu’elles soient multi-institutionnelles, opérationnelles ou financières, et de mettre en place des solutions ciblées pour améliorer le rythme et la qualité de la mise en œuvre. Le deuxième point stratégique concerne la priorité pour mieux maximiser l’impact. La période restante du DSP appelle un approfondissement de la sélectivité.
‹‹ Nous devons continuer de concentrer nos efforts sur un noyau limité d’opérations et de réformes à fort effet de levier, capables de produire des résultats visibles et mesurables ››, a indiqué le DGA de BAD. Le troisième message, c’est pour aligner la stratégie et la transformation : ‹‹ Nos interventions doivent davantage soutenir les moteurs de transformation, notamment des chaînes de valeur agricoles, des infrastructures structurantes, le développement du secteur privé et l’amélioration de la gouvernance économique ››, a-t-il conclu son propos.
Deux priorités stratégiques portent le DSP
Pour sa part, le Directeur de cabinet du ministre des Finances, Alain Malata Kafunda, a fait savoir que cet exercice de revue à mi-parcours du DSP constitue une opportunité privilégiée pour apprécier en toute objectivité et rigueur les progrès accomplis, identifier les défis et contraintes rencontrés. Il a également précisé que la mise en œuvre du DSP repose sur deux priorités stratégiques dont le Programme de transformation de l’agriculture PTE en SIG de la RDC et le Compact Énergie RDC qui vise à faire progresser le taux d’accès à l’électricité à 62% à l’horizon 2030.
‹‹ En effet, le Document de stratégie pays 2023-2028 approuvait le 17 janvier l’ambition d’accompagner la transformation structurelle inclusive de la RDC à travers l’industrialisation et la création d’emplois. Sa mise en œuvre repose principalement sur deux priorités stratégiques, à savoir : le Programme de transformation de l’agriculture PTE en SIG de la RDC et le Compact Énergie RDC qui vise à faire progresser le taux d’accès à l’électricité à 62% à l’horizon 2030. Pour atteindre ces objectifs, le DSP s’appuie principalement sur deux leviers : d’une part, la promotion des infrastructures durables en appui au développement des chaînes de valeurs agricoles et industrielles, et, d’autre part, l’amélioration du capital humain et du climat des affaires pour soutenir l’inclusion sociale et le développement du secteur privé. ››, a fait savoir le Directeur de cabinet du ministre des Finances, Alain Malata Kafunda.
Au cours de la cérémonie, plusieurs secteurs ont été évalués, selon la répartition des groupes. Le premier groupe est celui du secteur de l’Agro-industrie et chaînes de valeur : PTA et chaînes de valeurs agricoles ; le deuxième est celui des infrastructures : Transport, et équipements collectifs (eau et assainissement) ; le troisième examine la question de l’Énergie : Compact-énergie ; le quatrième groupe réfléchit sur le Capital humain : Formation professionnelles, emploi jeunes, secteur privé ; PEJAB, formalisation du secteur informel, FEC ; le cinquième groupe s’attelle sur la Gouvernance : Finances publiques, mobilisation des ressources, financement structuré, PPBSE (Plan, budget, gestion fiduciaire), chaînes des dépenses, FFI, climat des affaires ; CFRA, reformes GFP, ressources intérieures, rente minière.
Rose Makengo