Le Fonds monétaire international (FMI) a publié le 1 juillet 2026 un communiqué confirmant que la République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 6,4 % en 2025, l’une des plus fortes croissances du continent africain.

Contexte historique et économique

Depuis 2016, la RDC fait face à des affrontements intermittents dans sa région orientale. Ces conflits ont entraîné des déplacements massifs de populations et une détérioration des infrastructures de transport, provoquant une contraction du PIB en 2018. À partir de 2020, le pays a amorcé une reprise progressive, soutenue par la hausse des cours du cuivre et du cobalt, deux minerais stratégiques pour son économie historiquement dépendante des matières premières.

Facteurs de la reprise en 2025

Le communiqué du FMI identifie trois leviers principaux à l’origine de la croissance de 6,4 % en 2025 :

  • Une augmentation des exportations de cuivre et de cobalt, dont les cours mondiaux ont connu une forte progression.
  • Une politique monétaire accommodante, illustrée par la réduction du taux directeur de la Banque centrale de la RDC (BCR) de 7,5 % à 5,0 % en 2023.
  • Des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires et à diversifier l’économie.

Programme de garantie de prêts aux PME

Parallèlement à ces facteurs, le FMI a soutenu la mise en place d’un dispositif de garantie de prêts ciblant les petites et moyennes entreprises (PME) des secteurs agro‑alimentaire et manufacturier. Ce programme a permis de réduire les coûts de financement pour les PME et a entraîné une hausse de 12 % des investissements privés dans le secteur agro‑alimentaire, favorisant la modernisation des chaînes de production et la création d’emplois.

Informations essentielles

  • Fait principal : hausse du PIB de 6,4 % en 2025, confirmée le 1 juillet 2026 par le FMI.
  • Principaux moteurs : exportations de cuivre et de cobalt, politique monétaire accommodante, réformes structurelles.
  • Programme de garantie de prêts : ciblé sur les PME agro‑alimentaires et manufacturières, a généré +12 % d’investissements privés dans le secteur.
  • Contexte : reprise après une contraction en 2018 due aux conflits dans l’est du pays.

Ce qu’il faut retenir

La RDC enregistre une des croissances les plus rapides d’Afrique en 2025, portée par la combinaison d’une hausse des prix des minerais, d’une politique monétaire favorable et d’un soutien ciblé aux PME. Le programme de garantie de prêts, soutenu par le FMI, apparaît comme un levier crucial pour dynamiser le secteur agro‑alimentaire et renforcer la diversification économique.

Conclusion

Le FMI confirme que la RDC a su transformer les défis liés à la dépendance aux matières premières et aux conflits internes en opportunités de croissance. La poursuite des réformes, le maintien d’une politique monétaire accommodante et le soutien aux petites entreprises seront déterminants pour consolider cette dynamique et assurer une croissance durable au-delà de 2025.