La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a exprimé sa vive préoccupation à la suite des violences enregistrées contre plusieurs édifices de l’Église catholique à Kananga, Luebo et Kinshasa, ainsi que des actes d’intimidation et d’agression visant certains membres de la hiérarchie ecclésiastique.

À travers un communiqué de presse, la plateforme affirme que ces incidents portent atteinte à la sécurité des personnes, à la liberté de religion et au caractère inviolable des lieux de culte, garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo.

« Dans un État de droit, nul ne peut être pris pour cible en raison de ses convictions, de sa mission spirituelle ou de ses prises de position », rappelle la Coalition Article 64.

Selon cette structure, ces attaques contre l’Église catholique interviennent dans un climat marqué, selon elle, par la multiplication des violences, des discours de haine et des intimidations dans l’espace public. C64 estime que les agressions visant les responsables religieux s’inscrivent dans une dynamique plus large de violences touchant également des acteurs politiques et des citoyens engagés.

La coalition dénonce ce qu’elle considère comme une « banalisation préoccupante de la violence politique » et condamne fermement les actes perpétrés contre les lieux de culte et les membres du clergé.

Tout en exprimant sa solidarité à l’Église catholique et aux fidèles concernés, la plate-forme appelle les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et la protection des édifices religieux.

Elle réclame par ailleurs l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible afin d’établir les responsabilités et de permettre que les auteurs ainsi que leurs éventuels commanditaires soient traduits en justice conformément aux lois de la République.

James Mushiya