Vendredi, la prison urbaine de Kangbayi, située à Beni, a été le théâtre d’une mutinerie impliquant des détenus militaires. Selon des sources militaires, les violences ont éclaté suite à des revendications relatives au paiement des soldes des militaires incarcérés.

Le dispositif de sécurité de l’établissement, déjà confronté à une forte surpopulation carcérale, a été fortement perturbé. Les autorités pénitentiaires ont signalé que plusieurs infrastructures de la prison ont été endommagées pendant les affrontements. Aucun détail précis sur l’étendue des dommages n’a été fourni, si ce n’est qu’ils sont qualifiés d’« importants ».

Le processus de paiement des soldes s’est poursuivi le samedi après‑midi. Au moins 440 détenus militaires étaient concernés par cette opération, selon les mêmes sources militaires. Le maintien du versement, malgré la révolte, montre la volonté des autorités de régler les arriérés afin d’apaiser les tensions.

Les faits ont été relayés par les services de la prison et par des observateurs militaires. Aucun blessé n’a été signalé dans les premiers rapports, mais la situation a nécessité le renforcement des équipes de sécurité pour rétablir l’ordre et sécuriser les zones endommagées.

Cette mutinerie s’inscrit dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, qui complique la gestion quotidienne des établissements pénitentiaires en République démocratique du Congo. Les revendications liées aux soldes des militaires incarcérés illustrent les difficultés financières rencontrées par les détenus et les pressions exercées sur les autorités pénitentiaires.

Les autorités locales ont indiqué que des mesures seront prises pour réparer les infrastructures endommagées et pour renforcer le contrôle interne afin d’éviter la récurrence de tels événements. Le suivi du paiement des soldes des détenus militaires restera un point d’attention dans les prochains jours.