La consommation mondiale d’énergie a continué d’augmenter en 2025, mais moins rapidement que les années précédentes. C’est ce que révèle le rapport Global Energy Review 2026 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rendu public le 20 Juin 2026.

Selon l’institution, la demande mondiale d’énergie a progressé de 1,3 % l’an dernier. Un rythme plus faible que celui observé en moyenne au cours des dix dernières années.

Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement, en l’occurrence ; une activité économique moins dynamique dans certaines régions du monde, des progrès en matière d’efficacité énergétique et une baisse des besoins de climatisation dans plusieurs pays.

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la place grandissante des énergies propres.

Pour la première fois, le solaire a été la principale source de croissance de la demande énergétique mondiale. À lui seul, il a couvert plus du quart des nouveaux besoins en énergie enregistrés en 2025.

En additionnant le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité et le nucléaire, les sources à faibles émissions ont assuré près de 60 % de la hausse de la demande mondiale.

L’électricité poursuit également son essor. Sa consommation a augmenté plus de deux fois plus vite que la demande énergétique globale.

Cette progression est notamment liée au développement des activités industrielles, à la multiplication des centres de données et à la croissance continue du marché des véhicules électriques.

À l’inverse, les combustibles fossiles enregistrent une croissance plus modérée.

La demande de pétrole a augmenté de 0,7 %, celle du gaz naturel d’environ 1 %, tandis que la consommation mondiale de charbon est restée presque stable.

Le rapport met aussi en évidence l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables.

En 2025, un volume record de nouvelles capacités de production a été installé à travers le monde, principalement dans le solaire. Le stockage d’électricité par batteries a lui aussi connu une forte progression.

Sur le plan climatique, les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont encore augmenté, mais de façon limitée, avec une hausse estimée à 0,4 %.

Pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le déploiement massif des technologies propres ces dernières années permet déjà d’éviter chaque année plusieurs milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre.

Flory MUSISWA