Le dimanche 10 juillet 2026, l'Afrique du Sud a été le théâtre d'une série de manifestations d'envergure qui ont rapidement basculé dans la violence. Le mouvement citoyen March and March, connu pour son opposition aux étrangers en situation irrégulière, a lancé un appel à la rue qui a été suivi par des centaines de participants dans plusieurs grandes villes du pays.
Les manifestants, rassemblés sous les slogans anti‑immigration, ont d'abord parcouru les rues de ces métropoles, brandissant des pancartes et scandant des chants dénonçant la présence d'étrangers sans papiers. Cependant, au fil de la journée, certains rassemblements ont connu une escalade dramatique. Des groupes de manifestants ont proféré des menaces, puis ont enlevé leurs masques pour s'en prendre physiquement à des personnes perçues comme étrangères.
Les violences se sont traduites par des agressions physiques contre des individus ainsi que par le pillage de commerces appartenant à des ressortissants étrangers. Les commerçants, surpris par l'ampleur des débordements, ont vu leurs établissements vandalisés, leurs vitrines brisées et leurs marchandises emportées. Aucun chiffre exact n'a été communiqué, mais les témoignages indiquent que les actes de pillage se sont multipliés dans plusieurs points de la ville.
Face à la gravité de la situation, les organisateurs du mouvement March and March ont annoncé, lors de la même journée, le lancement d'une série de manifestations anti‑immigration à cadence hebdomadaire. Cette décision vise, selon leurs déclarations, à maintenir la pression sur les autorités afin d'obtenir des mesures plus strictes à l'encontre des étrangers en situation irrégulière.
Les autorités locales ont été informées des débordements, mais les rapports disponibles ne détaillent pas les interventions policières ni les arrestations éventuelles. Le climat d'insécurité créé par ces actes a suscité l'inquiétude parmi les communautés concernées, qui redoutent une escalade supplémentaire si les tensions ne sont pas apaisées.
Ces événements s'inscrivent dans une dynamique de protestation qui a déjà touché le pays à plusieurs reprises ces dernières années, bien que chaque manifestation présente ses propres spécificités. Le 10 juillet 2026 restera marqué par le passage d'un appel pacifique à une manifestation violente, illustrant la fragilité du tissu social face à des questions migratoires controversées.
Les prochains rassemblements prévus chaque semaine seront observés de près par les observateurs nationaux et internationaux, qui chercheront à évaluer l'impact de ces mobilisations sur la cohésion sociale et la sécurité publique en Afrique du Sud.