Kinshasa se prépare à l’Ebola malgré l’absence de cas confirmés

Kinshasa se prépare à l’Ebola malgré l’absence de cas confirmés

La capitale congolaise n’a signalé aucun cas d’Ebola, mais les autorités locales ont décidé de renforcer la vigilance. Cette décision fait suite à un message officiel du vice‑Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, obtenu par le site BETO, qui adresse aux gouverneurs de Kinshasa, de la province de Tshopo ainsi que des provinces du Haut‑Uele et du Bas‑Uele l’instruction de verrouiller la surveillance sanitaire.

Le texte du message indique que la mesure s’appuie sur la configuration géographique de l’épidémie et sur le rôle du fleuve Congo comme voie de transport potentielle. Bien que la maladie ne se soit pas encore propagée jusqu’à la capitale, les responsables jugent indispensable d’anticiper toute évolution, notamment du fait des échanges fluviaux qui relient les régions touchées à Kinshasa.

L’épidémie d’Ebola a été déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri, marquant le début de la 17ᵉ vague de la maladie à virus Ebola dans le pays. Initialement concentrée à l’est, la crise sanitaire s’est rapidement étendue, atteignant plusieurs provinces du nord‑est et du centre‑est.

Au 7 juillet, le bilan officiel comptait 1 759 cas confirmés et 600 décès, selon les données publiées par les autorités sanitaires congolaises et relayées par BETO. Ces chiffres font de cette flambée l’une des plus meurtrières depuis l’apparition du virus dans la région.

Face à cette situation, le gouvernement a choisi de mobiliser les structures de santé de Kinshasa, même en l’absence de cas locaux. Les gouverneurs des provinces concernées sont ainsi priés de mettre en place des dispositifs de surveillance renforcée, incluant le contrôle des déplacements, la sensibilisation des populations et la préparation des équipes de réponse rapide.

Cette approche préventive reflète la volonté des autorités de limiter la propagation du virus le long du fleuve Congo, qui constitue un axe de transport majeur entre les zones affectées et la capitale. En verrouillant la surveillance, les responsables espèrent détecter rapidement tout nouveau cas et activer les protocoles de confinement nécessaires.

En résumé, Kinshasa, bien que non touchée à ce jour, se place en première ligne de la prévention grâce à une directive officielle du vice‑Premier ministre. La stratégie repose sur la vigilance, la coordination interprovinciale et la prise en compte des spécificités géographiques qui pourraient favoriser la diffusion du virus.