ICCN condamne le lynchage d'un singe à Kisangani le 3 juillet

ICCN condamne le lynchage d'un singe à Kisangani le 3 juillet

L'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a publié, le 11 juillet 2026, un communiqué dans lequel il a condamné avec la plus grande fermeté le lynchage d'un singe rare survenu le 3 juillet 2026 au sein du Jardin zoologique et botanique de Kisangani. L'organisme a qualifié cet acte de cruauté et d'atteinte grave au patrimoine naturel de la République démocratique du Congo.

Dans ce même communiqué, l'ICCN a rappelé que la faune sauvage constitue une richesse nationale protégée par la législation congolaise. L'institution a ainsi exhorté la population à faire preuve de civisme et à respecter les textes relatifs à la protection de la biodiversité, soulignant l'importance de préserver chaque espèce, même les plus rares, pour les générations futures.

Le singe visé par cet acte était hébergé au Jardin zoologique et botanique de Kisangani, un établissement qui accueille, parmi d'autres espèces, des animaux menacés d'extinction. L'événement a choqué les acteurs du secteur de la conservation, qui ont souligné le caractère symbolique de ce meurtre : il s'agit non seulement d'une perte animale, mais aussi d'un signal d'alerte sur la vulnérabilité des animaux protégés dans les espaces publics.

Le communiqué de l'ICCN ne mentionne pas d'identité précise du responsable du lynchage, mais il insiste sur la nécessité d'une enquête approfondie afin d'identifier les auteurs et de les traduire en justice conformément aux dispositions légales en vigueur. L'organisme a également appelé les autorités locales à renforcer la sécurité au sein des parcs zoologiques afin de prévenir de nouveaux incidents similaires.

En rappelant que la biodiversité congolaise est inscrite dans la Constitution et protégée par plusieurs lois environnementales, l'ICCN a souligné que chaque acte de violence contre la faune constitue une violation de ces textes. Le message de l'institution était clair : la protection du patrimoine naturel ne peut être prise à la légère et doit être soutenue par une mobilisation citoyenne et institutionnelle.

Cette condamnation intervient dans un contexte où la pression sur les habitats naturels en République démocratique du Congo augmente, notamment en raison de l'exploitation des ressources naturelles et de la déforestation. Le meurtre du singe rare à Kisangani rappelle la fragilité des espèces déjà menacées et l'importance d'une gestion rigoureuse des espaces protégés.

Pour sensibiliser le public, l'ICCN a partagé, dans son communiqué, une image du singe victime et a invité les médias à relayer le message de condamnation afin de renforcer la prise de conscience collective. L'image, disponible sur le site de l'institution, montre le singe dans son enclos, soulignant la perte irréversible subie.

En conclusion, l'ICCN a réaffirmé son engagement à défendre la biodiversité congolaise et a appelé à une action concertée entre les autorités, les gestionnaires de parcs zoologiques et les citoyens pour garantir la sécurité et le bien‑être des animaux sous protection.

Singularité du singe victime du lynchage à Kisangani