Famille du pasteur Ngoy Mulunda saisit le ministre de la Justice pour obtenir sa libération
Dans une démarche officielle, la famille du pasteur Daniel Ngoy Mulunda a sollicité l'intervention du ministre de la Justice afin d'obtenir la libération d'un proche détenu depuis plus d'un an et demi. Cette requête, formalisée dans une correspondance datée du 30 juin, exprime le regret de la famille quant à la situation qu'elle juge contraire aux principes fondamentaux de l'État de droit.
La lettre, signée par Emmanuel Ngoy Mulunda, frère du pasteur, et son épouse Shimba Ndala Mulunda, souligne que l'ex‑président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est maintenu « au secret » depuis plus de dix‑huit mois. Les auteurs de la missive insistent sur le caractère opaque de la détention, évoquant un manque de transparence qui, selon eux, porte atteinte aux garanties juridiques auxquelles tout citoyen devrait prétendre.
Le document précise également le parcours du détenu avant son arrivée en République démocratique du Congo. Selon les informations fournies, il aurait été transféré de Lusaka, la capitale zambienne, à Kinshasa le 18 décembre 2024. Ce déplacement aurait été orchestré par des éléments de la Maison militaire, sans que les raisons de cette opération ne soient détaillées dans la lettre.
Depuis son transfert, le détenu serait placé dans les installations de la Direction de l'Enquête Militaire et d'Analyse des Procédures (DEMIAP) à Kinshasa. La famille indique qu'aucune information supplémentaire n'a été communiquée quant aux conditions de sa détention, à son accès à un conseil juridique ou à la possibilité de contacter ses proches.
En sollicitant le ministre de la Justice, la famille espère obtenir une révision de la situation et, le cas échéant, la libération du détenu. La correspondance met en avant le besoin urgent d'une réponse officielle qui respecterait les normes légales et les droits humains, rappelant que la détention prolongée dans le secret constitue une violation des principes de transparence et de justice.
Cette démarche s'inscrit dans un contexte où les organisations de défense des droits humains et les observateurs internationaux surveillent de près les pratiques de détention dans la région. Bien que le texte de la lettre ne mentionne pas d'intervention d'organisations tierces, il reflète la préoccupation d'une famille qui estime que le processus judiciaire n'a pas été respecté.
Le ministre de la Justice n'a pas encore publié de réponse officielle à la requête de la famille Ngoy Mulunda. La situation demeure donc en suspens, avec un appel pressant à la clarté et au respect du droit à un procès équitable pour le détenu concerné.
En attendant une éventuelle décision, la famille continue d'exposer publiquement les faits, rappelant que la transparence et le respect de la législation sont essentiels pour garantir la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.