Dans une interview réalisée le 10 juillet 2026, le maire de Baraka, ville du territoire de Fizi dans le Sud‑Kivu, a répondu aux inquiétudes qui circulaient sur les réseaux sociaux concernant une prétendue panique liée à des militaires en fuite du front.
Interrogé sur les rumeurs sécuritaires qui se répandaient en ligne, il a déclaré que la ville « demeure globalement calme ». Il a ajouté que les activités socio‑économiques s’y poursuivent normalement, ce qui montre que le quotidien des habitants n’est pas perturbé.
À la question de savoir si des forces armées avaient réellement quitté le front pour se réfugier dans la ville, le maire a fermement démenti toute panique attribuée à ces militaires en fuite. « Il n’y a aucune preuve d’une infiltration massive ou d’une escalade de la violence à Baraka », a‑t‑il affirmé, insistant sur le fait que les autorités locales restent vigilantes.
Le responsable municipal a expliqué que, depuis le début de l’été, l’autorité urbaine organise des réunions régulières du conseil de sécurité. Ces réunions rassemblent les services compétents, les chefs de quartiers et les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) afin de suivre la situation et de coordonner les réponses appropriées. « Nous maintenons un dialogue permanent avec les FARDC et les leaders communautaires pour anticiper tout risque et garantir la sérénité de la population », a‑t‑il précisé.
Le maire a également souligné que les commerces, les marchés et les activités artisanales continuent d’opérer sans interruption. « Les commerçants de la place principale n’ont signalé aucune baisse de fréquentation, et les écoles restent ouvertes », a‑t‑il indiqué, démontrant que la vie économique de Baraka n’est pas affectée par les rumeurs.
Lorsqu’on lui a demandé quelles mesures concrètes étaient prises pour rassurer les habitants, il a rappelé que le conseil de sécurité se réunit chaque semaine. Ces séances permettent de partager les informations provenant des différents services de police, de la gendarmerie et des commandants militaires présents dans la région. « La transparence est notre meilleur outil contre la désinformation », a‑t‑il affirmé.
Le maire a conclu en appelant les citoyens à ne pas prêter foi aux informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux. « Nous invitons chaque habitant à se référer aux communiqués officiels de la mairie et aux messages des autorités locales », a‑t‑il exhorté, rappelant l’importance d’une information fiable en période de tension.
Cette interview, relayée par le journaliste Daniel Michombero, intervient alors que des combats se poursuivent dans les hauts plateaux voisins, créant un climat d’incertitude dans plusieurs localités du Sud‑Kivu. Malgré cela, la ville de Baraka apparaît, selon le maire, comme un havre de stabilité où la vie quotidienne continue sans heurts.
En résumé, le maire de Baraka a clairement indiqué que la ville reste calme, que les activités économiques se maintiennent, et que les autorités locales travaillent en étroite collaboration avec les FARDC pour garantir la sécurité. Il a également réitéré son rejet de toute idée de panique liée à des militaires en fuite, appelant la population à rester vigilante mais sereine.