Arrestations et exécutions à Masisi : une ONG dénonce les agissements de l'AFC/M23
Arrestations et exécutions à Masisi : une ONG dénonce les agissements de l'AFC/M23
Une situation humanitaire alarmante se dégrade à Masisi, dans le Nord-Kivu. Une dizaine de civils seraient portés disparus après avoir été arrêtés par des présumés cadres de l'AFC/M23, selon l'ASBL Conscience féminine pour les droits et le développement (CFDD).
Les faits
Les enlèvements et exécutions auraient eu lieu dans le groupement Bukombo, secteur d'Oso Banyungu. Les corps de huit civils n'auraient pas été enterrés au moment de l'alerte. Deux agents locaux d'une organisation médicale internationale figureraient parmi les personnes enlevées.
Une alerte non confirmée
Ces faits restent, à ce jour, des allégations portées par une seule organisation, sans corroboration indépendante d'une autorité, des Nations unies ou d'une ONG internationale. L'AFC/M23 n'a pas réagi à cette alerte précise.
Le mouvement, comme le Rwanda, rejette de longue date les accusations d'exactions visant ses combattants dans les zones qu'il contrôle. Cependant, l'alerte s'inscrit dans un schéma désormais documenté. Le 10 juin, Human Rights Watch a publié un rapport accusant le M23 et les forces rwandaises de détentions arbitraires, de meurtres et de recrutements forcés, qualifiés de crimes de guerre et de possibles crimes contre l'humanité.
Contexte humanitaire
Le Nord-Kivu comptait plus de 1,27 million de déplacés internes au premier trimestre 2026, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. La crise sécuritaire a aussi forcé la fermeture d'une trentaine d'écoles à Masisi.
La CFDD-RDC sollicite l'implication de toutes les instances afin que ces victimes recouvrent pleinement leur liberté et que cesse toute forme d'abus. L'organisation demande une enquête indépendante pour établir les faits et punir les responsables.
Conclusion
La situation à Masisi est alarmante et nécessite une attention immédiate de la part de la communauté internationale. Les autorités compétentes doivent prendre des mesures pour protéger les civils et mettre fin aux exactions.